Les frais d’organisation de la campagne électorale

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La réussite électorale implique de réunir un minimum de moyens sans lesquels les électeurs ne connaîtraient guère que les noms des candidats en lice. Le réalisme commande de dire que toute élection a un coût, d’abord pour le candidat, mais aussi pour la collectivité.

Ce point délicat touche à de grands principes (l’égalité entre candidats, leur indépendance…) mais il peut susciter la suspicion : tant d’affaires d’argent ont éclaboussé le monde politique que les électeurs – contribuables suspectent toutes sortes de dérives…

En plus de ce que les candidats paient à titre personnel, le coût des élections politiques est supporté par l’État (lequel rembourse aux candidats et aux communes, sous certaines conditions, une partie des frais de campagne) et par les communes, qui supportent malgré tout une fraction des frais d’organisation matérielle des élections.

Remboursement aux communes. « Les dépenses résultant des assemblées électorales tenues dans les communes sont à la charge de l’État »1 : si le principe est clairement posé, la réalité est un peu différente.L’État verse aux communes, postérieurement aux élections, des subventions venant compenser de manière forfaitaire les frais supplémentaires qu’elles ont supportés pour l’organisation d’un scrutin, qu’il s’agisse des frais d’aménagement, d’utilisation et d’entretien des bureaux de vote – y compris des isoloirs –, des frais relatifs aux panneaux d’affichage (achat, entretien, installation…
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